Printemps noir ! : Un message adressé aux pays occidentaux et leurs protégés en Afrique

Font size: Decrease font Enlarge font
image Manifestation monstre contre la revision constitutionnelle au Burkina Faso

Le message lancé par le Burkina Faso s’adresse en premier lieu aux pays occidentaux qui favorisent le maintien au pouvoir de leurs protégés pour défendre leurs propres intérêts au détriment de celui des populations des pays concernés. C’est fini, l’Afrique prend un autre tournant pour permettre aux africains de bénéficier de ce que le continent a à leur offrir. C’est un nouveau pas qui est emboîté, une nouvelle marche pour son développement et le bien-être de ses populations. Nos dirigeants doivent en prendre conscience car les répercussions se propageront au-delà des frontières de l’Afrique. Que tous les fins stratèges, politologues, géopoliticiens l’écrivent noir sur blanc dans leur rapport.

Après le Printemps arabe, l’Afrique de l’Ouest vient de donner le ton avec le Printemps noir où le peuple a crié son ras-le-bol ! Les présidents africains doivent tirer les leçons de qui vient de se passer chez les « Hommes intègres », et réfléchir mûrement avant de décider contre la volonté du peuple. Tous ceux qui veulent modifier leurs Constitutions pour s’éterniser au pouvoir sont avertis. La réaction du peuple burkinabé est le reflet de la souffrance, la frustration, l’injustice, l’impunité dont sont victimes tous les Africains.

Pour rappel, tout a véritablement commencé mardi 21 octobre dernier, lorsque le gouvernement a transmis à l’Assemblée nationale, un projet de loi permettant la modification de l’article 37 de la Constitution qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux afin de permettre à Blaise Compaoré de se représenter en 2015. Par conséquent, une grande manifestation nationale de l’opposition dans tout le Burkina-Faso a rassemblé des centaines de milliers de jeunes Burkinabés révoltés et des femmes âgées à moitié nues.

Le message lancé par le Burkina Faso s’adresse en premier lieu aux pays occidentaux qui favorisent le maintien au pouvoir de leurs protégés pour défendre leurs propres intérêts au détriment de celui des populations des pays concernés.

C’est fini, l’Afrique prend un autre tournant pour permettre aux africains de bénéficier de ce que le continent a à leur offrir. C’est un nouveau pas qui est emboîté, une nouvelle marche pour son développement et le bien-être de ses populations. Nos dirigeants doivent en prendre conscience car les répercussions se propageront au-delà des frontières de l’Afrique. Que tous les fins stratèges, politologues, géopoliticiens l’écrivent noir sur blanc dans leur rapport.

Ouagadougou a parlé aux présidents africains. Il ne leur reste plus qu’à préparer leur sortie honorable en respectant scrupuleusement les dispositions intouchables de leurs lois fondamentales.

Quand on impose une démarche contre le gré de la population, voilà la réponse. Quand la population est déterminée à revendiquer ses droits, il est capable de tout. Le ton est donné. Les mêmes résultats risquent de se répéter partout où les Constitutions sont menacées de violation.

Ce vent avait soufflé dans les années 1960 lorsque la plupart des pays africains ont arraché leur souveraineté nationale et internationale, vers les années 1990 avec la démocratie, et maintenant pour chasser du pouvoir tous ceux qui veulent s’y accrocher sans la volonté du peuple et contre la Constitution. Presqu’une période de 30 ans pour passer d’une tempête à une autre. (1960 – 1990 – 2014)

Le Front populaire salue le courage des Burkinabés

Dans un communiqué rendu public hier jeudi 30 octobre 2014, le Front populaire contre la révision populaire que dirige Jean-Pierre Lisanga Bonganga, a salué le courage patriotique des Burkinabés qui ont démontré à la face du monde leur maturité politique en mettant en déroute la dérive dictatoriale de Blaise Compaoré.

Pour cette plate-forme politique de l’Opposition, cette victoire éclatante augure une nouvelle ère démocratique qui doit servir d’exemple à tous les dictateurs africains.

Au regard de ce qui s’est produit au Burkina, le Front populaire contre la révision constitutionnelle réitère ses mises en garde contre toute initiative ou tentative de révision ou de changement de la Constitution en République démocratique du Congo, au risque de mettre en péril la paix et la concorde nationale chèrement acquises grâce à la signature de l’Accord global et inclusif, pacte républicain qui a sanctionné le Dialogue intercongolais de Sun City en Afrique du Sud.


Cet article a été lu 3577 fois



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Inscrivez-vous, c'est gratuit !

Subscribe to comments feed Comments (0 posted):

total: | displaying:

Post your comment comment

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Please enter the code you see in the image:

  • email Email to a friend
  • print Print version
  • Plain text Plain text
Newsletter
Email:
Rate this article
0